Cycle de la chenille processionnaire en France : repérer les périodes à risque et agir au bon moment
Chaque année, la même scène se répète : un nid de chenille processionnaire visible dans un pin, puis des chenilles processionnaires qui avancent en file au sol. À ce moment-là, tout s’accélère : inquiétude pour les enfants, doute sur les bons gestes… et vraie urgence possible si un chien est exposé à la chenille processionnaire.
Comprendre le cycle de la chenille processionnaire permet de savoir quand le risque est maximal, quand les solutions sont efficaces, et comment éviter les erreurs qui aggravent l’exposition.
Si vous voulez une vue d’ensemble avant d’entrer dans le calendrier, vous pouvez aussi lire notre présentation des chenilles processionnaires à Montpellier.
- Comprendre ce qu’on appelle “chenille processionnaire” (colonie, procession, soies urticantes).
- Repérer les périodes clés : processionnaire du pin vs processionnaire du chêne.
- Savoir quand l’exposition augmente (processions au sol, dispersion des soies).
- Éviter les erreurs qui aggravent l’exposition (souffleur, balayage à sec, manipulation à mains nues).
Si vous êtes confronté à d’autres nuisibles (cafards, punaises, guêpes, etc.), vous pouvez aussi consulter notre page dédiée à la désinsectisation pour une vision globale de nos interventions.
Comprendre le cycle des chenilles processionnaires en 4 étapes
Comprendre la chenille processionnaire : le point de départ
Ce qu’on appelle “chenille processionnaire”
La chenille processionnaire est une chenille urticante qui vit en colonie et se déplace en file. C’est ce déplacement en groupe qui explique l’expression « chenilles processionnaires ». En pratique, une chenille isolée n’entraîne pas les mêmes risques qu’une colonie qui se déplace ensemble.
Les soies urticantes sont le point clé. Ce sont de minuscules poils très légers, qui se détachent facilement, se déposent sur les surfaces (terrasse, herbe, vêtements) et peuvent provoquer des irritations au contact de la peau, des yeux ou des muqueuses. Une exposition peut déclencher une urticaire, parfois très marquée, surtout si l’on se gratte ou si les soies restent sur les textiles.
Dans le doute, même si la scène ressemble à une chenille “banale” au premier regard, la prudence reste la meilleure approche dès qu’il y a procession ou nid. Et parce qu’il s’agit d’une chenille urticante, l’objectif est d’éviter tout geste qui remettrait des soies en circulation.
Pourquoi son cycle est important
Le cycle permet de comprendre :
- quand un nid de chenille processionnaire apparaît (et quand plusieurs nids deviennent probables sur un même secteur),
- quand les processions au sol se produisent (période de risque élevé),
- quand l’exposition augmente pour les humains et les animaux,
- quand une action a le plus de chances de fonctionner (le bon timing).
Les grandes étapes du cycle
Le cycle de vie suit les étapes classiques : œufs → chenilles → chrysalide → papillon.
Point important : c’est toujours le même nuisible, simplement à des moments différents de sa vie. On le voit d’abord sous forme de chenille, puis il devient le papillon de la chenille processionnaire, qui revient ensuite se reproduire et relancer la ponte. Autrement dit, ce que l’on appelle parfois “papillon” et “chenille” n’est pas deux problèmes différents : c’est la même espèce, qui passe d’un stade à l’autre.
En France, on parle surtout de deux espèces, avec des calendriers différents :
Cycle de la processionnaire du pin : périodes et signes à repérer

Été : papillons et ponte
En été, le stade adulte vole, s’accouple, puis la femelle pond sur les aiguilles. C’est à ce moment-là que le papillon de la chenille processionnaire prépare la saison suivante, sans forcément se faire remarquer. Dans les zones déjà touchées, ce retour du papillon explique pourquoi la processionnaire du pin peut réapparaître d’une année sur l’autre.
Fin été / automne : éclosion et jeunes chenilles
Après l’éclosion, les chenilles restent groupées et commencent à se nourrir. Le cycle est lancé, même si cela reste discret.
Ce qui peut être observé :
- petits regroupements de chenilles sur les branches,
- premières consommations d’aiguilles,
- début d’activité de la colonie.
Automne / hiver : formation du nid d’hiver
La colonie tisse un nid de soie de plus en plus visible. C’est le moment où l’on repère un nid de chenille processionnaire dans un pin. Sur certains secteurs, plusieurs arbres peuvent être touchés : on observe alors plusieurs nids sur la même zone.
La processionnaire du pin est souvent repérable à ce stade, parce que les “boules” soyeuses se voient mieux en hiver. Quand la présence se répète, les nids reviennent souvent aux mêmes périodes.
Fin hiver / début printemps : processions au sol (période critique)
La phase la plus sensible arrive quand les chenilles descendent en procession pour s’enfouir. À ce moment-là, la file se retrouve au sol, sur les allées, près des trottoirs, dans les jardins.
C’est aussi là que les cas d’exposition chez le chien se multiplient. Le risque devient sérieux dès que le chien renifle, lèche ou attrape une chenille. La scène est malheureusement classique : le chien suit la file, s’approche, puis tente de jouer ou de mordiller.
Le bon réflexe reste simple : empêcher le contact et réagir vite au moindre doute.
Après l’enfouissement : chrysalide et retour du cycle
Après l’enfouissement, les chenilles se transforment, puis l’adulte revient plus tard. Le cycle recommence : œufs, chenilles, puis retour du papillon. C’est aussi pour cela qu’une action isolée, sans stratégie, laisse souvent le problème revenir la saison suivante.
Cycle de la processionnaire du chêne : repères utiles

Été : ponte, puis hivernage au stade œuf
La processionnaire du chêne pond l’été ; les œufs passent l’hiver sur les rameaux. Cette phase est peu visible, mais le cycle est déjà en place.
Printemps : développement et nids
Au printemps, les chenilles éclosent et se développent avec l’apparition du feuillage. Les nids (souvent plaqués sur le tronc ou sous de grosses branches) concentrent larves, mues et débris.
Dans les zones fréquentées, des irritations peuvent apparaître, surtout après passage sous des arbres infestés. Là encore, le point clé reste le même : éviter tout geste qui remettrait des soies en circulation.
Été : nymphose puis adultes
Les adultes réapparaissent ensuite et le cycle repart, avec la même logique : œufs, chenilles, puis papillon.
Quand la chenille processionnaire devient dangereuse : focus sur les soies urticantes
Le risque sanitaire vient des soies urticantes : elles peuvent provoquer des symptômes sans contact direct. Si vous voulez creuser ce point (humains + animaux) avec des exemples concrets, consultez aussi notre page sur le danger des chenilles processionnaires à Montpellier.
Ce que beaucoup appellent une piqûre correspond, dans la plupart des cas, à une irritation liée aux soies : rougeurs, démangeaisons, gêne. Cela peut aussi surprendre par son apparition “à distance”, parce que les soies restent sur une surface ou un textile. En clair : une irritation n’implique pas forcément un contact direct avec la chenille.
Signes possibles :
- plaques et démangeaisons, parfois une urticaire,
- irritation oculaire,
- gêne respiratoire chez les personnes sensibles.
Bons réflexes :
- douche et changement de vêtements,
- lavage des vêtements exposés,
- vigilance accrue si symptômes importants.
Pièges et dispositifs : à quel moment ça a du sens ?
Un piège peut être utile, mais uniquement s’il est choisi et posé au bon moment, en cohérence avec le cycle.
- Un piège posé sur le tronc est surtout pertinent autour de la descente au sol.
- Quand plusieurs arbres sont concernés, il faut raisonner à l’échelle d’un site, pas arbre par arbre.
L’essentiel, c’est le bon usage : un dispositif mal géré peut concentrer des soies et augmenter le risque au moment de la manipulation.
“Comment les tuer au sol” : ce qu’il faut comprendre avant d’agir
Quand une procession est déjà au sol, l’envie d’aller vite est compréhensible. Mais un geste improvisé peut disperser des soies et augmenter l’exposition.
Avant d’agir, la priorité reste la même : sécuriser, éviter de disperser, puis intervenir avec une méthode adaptée.
Dans une zone de passage (enfants, animaux, copropriété, école), la priorité est simple :
- sécuriser la zone,
- éviter le souffleur et le balayage à sec,
- éviter de manipuler à mains nues,
- privilégier une intervention adaptée au stade et au contexte.
Pourquoi faire appel à Radical Anti-Nuisible ?
Une mauvaise intervention peut disperser des soies et aggraver l’exposition. L’enjeu n’est pas seulement de faire disparaître un nid : l’enjeu, c’est de réduire le risque au bon moment, avec des méthodes adaptées.
Les limites d’une gestion seul
- Manipulation risquée d’un nid sans protection.
- Intervention trop tardive (mauvais stade, mauvais timing).
- Récidive l’année suivante si le cycle n’est pas anticipé.
- Gestion délicate quand il y a un animal.
Apport concret de Radical Anti-Nuisible
- Diagnostic (espèce, stade, niveau de risque).
- Intervention sécurisée sur nids et zones sensibles.
- Pose de dispositifs adaptés quand c’est pertinent.
- Destruction et gestion propre des déchets selon la situation.
- Conseils concrets pour prévenir les retours.
Pour vous projeter plus facilement, vous pouvez aussi voir des exemples concrets sur notre galerie de désinsectisation.
Zones d’intervention & profils
- Particuliers : jardins, pins/chênes proches de la maison, présence d’enfants/animaux.
- Syndics / copropriétés : résidences, espaces verts collectifs, parkings arborés.
- Collectivités : écoles, crèches, parcs, stades, campings.
Pour aller à l’essentiel
En résumé
- À Montpellier, la processionnaire du pin est la situation la plus fréquente.
- Le nid se repère surtout en automne/hiver, la descente au sol arrive fin hiver/début printemps.
- Le danger vient des soies : exposition possible sans contact direct.
- Les animaux sont très exposés, surtout les chiens.
- Les pièges ont du sens au bon moment, au bon endroit.
- Les gestes improvisés au sol aggravent souvent l’exposition.
FAQ
À quelle période voit-on le plus de chenilles au sol ?
Souvent fin hiver / début printemps pour la processionnaire du pin, mais la période varie selon la météo et la région.
Piqûre de chenille processionnaire : que faire tout de suite ?
Douche (cheveux compris), changement de vêtements, éviter de se gratter, et consulter si réaction marquée. Si les yeux ou la respiration sont touchés, mieux vaut consulter rapidement.
Chenille processionnaire et chien : quand est-ce urgent ?
Dès qu’il y a léchage ou prise en gueule. Salivation, douleur et gonflement : vétérinaire sans attendre.
Chenille processionnaire et chat : est-ce possible ?
Oui, même si c’est plus rare. Cela peut arriver si le chat joue avec une chenille ou se lèche après passage dans une zone infestée.
Un piège suffit-il à régler le problème ?
Un piège peut aider, mais il s’intègre dans une stratégie globale. Seul, il ne suffit pas toujours, surtout si l’infestation est installée depuis plusieurs saisons.
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